Tous ces regards, ces ombres que l'on suit un jour, que l'on oublie le lendemain...
Un point, au milieu de la foule. Ce point c'est un être humain, comme vous et moi, il marche.
Malgré toute cette folie, cette foule de gens, de regards, un jour on arrive à faire la différence, et quand ses yeux croisent les nôtres on sait que c'est lui.
Lui, qui parmi tant d'autre est celui que nos yeux ont choisit. Il arrive que les sentiments s'en mêlent : là, ça devient plus compliqué...
Un jour on aime, un jour on se pose des questions, un jour on aime plus, le lendemain on oublie.
Et puis, ça recommence : des regards qui s'accrochent, encore une fois, des questions qui reviennent, chargées de sentiments, des sourires et puis des mots.
On en a croisé des gens, on les a regarder, sans les voir vraiment, on les a frôlé, sans les revoir jamais. Jusqu'à un regard, différent des autres qui nous accroche et ne nous quitte plus... On est vivant, vivant sur ce monde de fou, on se regarde comme des chiens, les yeux vides, la même question au bout des lèvres : « qu'est-ce qu'on fou là ? »
Combien d'histoires ? Combien de regards ? Des centaines ? Des milliers ? L'infini rentré dans les yeux... Pourquoi la vie ne vaudrait-elle pas la peine d'être vécue ? J'aime ces regards, qui s'accrochent, puis se détournent, j'aime ces gens, que l'on observe une fraction de seconde, juste une seule et unique fois, j'aime ces yeux, uniques et passagers, ces yeux qui me regardent, toujours différemment...
Bleus, les yeux rieurs, il me sourit, narquois, un peu niais, il me donne envie de rire.
Bruns, les yeux posés dans le vide, neutre, son regard me passe à travers,
Verts, il m'observe attentivement de haut en bas, de bas en haut sans rien dire, inexpressif, un peu absent, puis, détourne la tête, se glisse dans la foule, disparaît...
Noirs, grand ténébreux qui marche d'un pas pressé il passe à coté de moi, ses yeux croisent les miens une fraction de seconde : troublés, nous manquons de nous bousculer.