C'est le monde à l'envers, l'envers de monde, c'est les rêves et les idées en vrac. Je ne sais pas, je ne sais plus ce qu'il s'est passé. Une amitié qui paraissait si solide, si forte, si invincible le lendemain me laisse crouler dans le vide qu'elle laisse. Est-on capable de s'aimer un soir, d'oublier le lendemain ? Sommes-nous assez cruels pour promettre tant de choses, emplies de mensonges ? J'avais pourtant envie d'y croire.
Sommes-nous vraiment capable d'oublier la plus grande amitié du monde, comme ça, pour rien, sans rien, sans laisser de trace, sans un regard, sans un sourire, sans un mot ?
Un mot d'absence, qui comble le vide.
J'essaie maintenant de me faire une raison, je n'y suis pas encore tout à fait parvenue.
Sentimental, cruelle, abominable, voilà ce que je suis parfois.
Non, pas parfois, souvent.
Mais j'ai un coeur, une âme, des mots au bout des lèvres, de la vie dans les yeux, des rêves dans la tête...
Je fais le point sur ce que je ressent,
Sans savoir vraiment, où moi-même je veux en venir.
Je veux en finir, oublier.
Je le regarde à nouveau, rien que pour me faire du mal une dernière fois. Ses yeux sont vidés de tout espoirs de toute lueur rieuse, je ne me vois plus dans ses regards, je n'y retrouve plus l'ami rassurant d'hier.
